La nosémose

La nosémose est une maladie répandue dans le monde entier, mais particulièrement dans les pays au climat tempéré, aux hivers longs et humides, où les manifestations cliniques sont plus évidentes au printemps.

Elle est causée par un champignon microscopique unicellulaire du genre Nosema.

Nosema

La nosémose est contagieuse d'une abeille à une autre.

Manifestation : 

Il en résulte une forme de diarrhée chez l’abeille, qui peut alors déféquer dans la ruche ou sur le plateau d’envol plutôt que dans les champs. On observera alors une souillure plus ou moins importante de la ruche.

Nosemose 1

Ces souillures renferment des millions de spores qui deviennent une source de contamination pour les abeilles affairées au nettoyage. Les abeilles atteintes auront l’abdomen gonflé, seront souvent incapables de voler (abeilles rampantes sur la planche d’envol) et leur longévité sera réduite. On peut alors trouver des abeilles mortes en quantités plus ou moins importantes autour de la ruche et noter une dépopulation de la colonie. De plus, étant incapables de digérer correctement le pollen, les abeilles ne peuvent produire une nourriture riche en protéines pour le couvain, dont la production est alors retardée. Lorsque la reine est atteinte, sa longévité et la production d’œufs diminuent.

Précautions :

  • Choisir un bon emplacement de rucher : pas trop humide avec une bonne disponibilité et diversité de pollens. En hiver les abeilles doivent pouvoir effectuer des vols de propreté lors des belles journées.
  • éviter d’hiverner sur miellat ou avec un nourrissement peu digestible.
  • Veiller à avoir toujours des reines jeunes, et changer de souche si elle paraît sensible.
  • Renouveler régulièrement les cires pour éviter l’accumulation de spores

 

La varroase

La varroase est une maladie parasitaire grave, très contagieuse, qui atteint les abeilles adultes et le couvain; elle est due au développement et à la multiplication d'un acarien parasite externe macroscopique, Varroa jacobsoni (Oudemans). Cette parasitose est commune à Apis cerana et à Apis mellifica.

Varroa

Le parasite est découvert en premier sur l'île de Java puis en Russie en 1964 et progressivement a atteint tous les ruchers d'Europe pour arriver en France.

Varroa2

Seule la femelle de Varroa jacobsoni est parasite des adultes, mâles de préférence, ouvrières ou reine.

Les acariens sont portés plus fréquemment par les faux-bourdons ou les ouvrières récemment écloses qui ne quittent pas la ruche. Les jeunes femelles de Varroa jacobsoni restent au minimum 4 à 5 jours sur l'abeille adulte avant d'aller parasiter une larve d'abeille.

La contamination

Dans le rucher, le pillage, la dérive des butineuses, les errements des fauxbourdons, les manipulations de l'apiculteur sont les principales causes d'extension de la parasitose.

La reproduction du varroa

La reproduction des varroas se déroule dans le couvain.
La femelle fondatrice se place dans une cellule occupée par une larve d’abeille juste avant le moment de l’operculation. En se laissant enfermer, elle pond de 2 à 8 œufs avec un rythme d’un œuf toutes les 30 heures. Le premier œuf est toujours celui d’un mâle, les autres seront toujours des œufs femelles.

Un mâle nouvellement éclos fécondera les varroas femelles dès leur naissance. Ces dernières sortiront de la cellule au moment de la naissance de l’abeille tandis que le mâle restera dans le couvain. Comme elle se nourrit par piqûre de l’hémolymphe des abeilles, la femelle varroa est donc un danger pour la reine, les mâles et les ouvrières.

Quelques jours plus tard, ce cycle de reproduction va recommencer. Ces parasites se reproduisent donc de façon exponentielle et peuvent entrainer une vraie hécatombe pour tout un rucher si une seule ruche venait à être touchée.

Cyclevarroa

Les traitements

Les traitements s'effectuent après la récolte. Il s'agit de lanières plastifiées contenant soit de l'amitraze (Apivar), soit du fluvalinate (Apistan), que l'on installe au centre de la ruche entre les cadres de couvain. Les traitements chimiques présentent l'inconvénient, à terme, de créer un phénomène de résistance. De plus, il s'agit d'insecticides que l'on introduit dans la ruche et qui viendront s'ajouter à l'ensemble des produits disséminés par les cultivateurs.

On peut opter pour des traitements alternatifs, comme l' acide formique ou l'acide oxalique, à utiliser avec toutes les précautions car ces acides sont dangereux pour l'apiculteur qui doit porter masque, gants et lunettes.

Le thymol est efficace à environ 80 %. Apilife-Var, Thymovar, Apiguard sont des traitements au thymol respectivement disponibles en Italie, en Suisse et en France. Le thymol peut également être utilisé pur.

En janvier 2018, une équipe de scientifique allemands a découvert que le chlorure de lithium a pour effet de tuer les parasites. Selon les premiers résultats, la substance n'aurait pas d'effets secondaires sur les abeilles, ni d'impact sur la qualité du miel. Des tests complémentaires doivent préciser les doses à administrer aux ruches et vérifier l'absence d'effets secondaires sur les abeilles et les larves ainsi que sur les utilisateurs. Il s'agit aussi de mener des essais dans différents types de terrains. Ces étapes pourraient prendre 5 ans avant la mise sur le marché d'un nouveau produit.

 

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Date de dernière mise à jour : 06/04/2018

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